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Neptune

Dernière mise à jour : 27 févr. 2022



Ile de Bendor, 15 juillet 2020


La petite île de Bendor (7 km) ne serait rien sans son acquéreur, Paul Ricard. Roi du pastis, artiste à ses heures, il achète l’île inhabitée et désertique en 1950. Jadis refuge des pirates et des naufrageurs, puis cultivée jusqu’à la fin du XIXème siècle pour la production de fleurs, l’île n’est plus qu’un tas de terre qui ne demande qu’à être modelé. Le mécène la façonne alors à son image et en fait un lieu de rencontre pour les artistes affluant du monde entier. Des sculptures parsèment l’île de toutes parts. Celle de Neptune est particulièrement imposante. L’archipel est un havre de paix, très tranquille, trop tranquille. Surnommé « Le Jardin des arts de la Méditerranée », on y accoste dans le plus petit port de la Grande Bleue, accueilli par de petites maisons colorées et alignées comme une haie d’honneur. La visite se fera uniquement à pied, gage de quiétude recherchée par tant de voyageurs. Difficile d’imaginer que des fêtes somptueuses étaient organisées dans de fabuleux hôtels et bars. Seuls les vestiges d’hôtels témoignent de cette époque glorieuse. Je m’approche doucement de l’un d’eux. Je ne suis pas à l’aise. Des débris sur le sol et des structures métalliques défaillantes me font penser que la stabilité du bâtiment n’est plus ce qu’elle était. Voilà un authentique décor « urbex » qui ravirait plus d’un photographe. Je découvre une porte magistrale où je devine l’inscription « cabaret » en lettres « art déco ». Il ne m’en faut pas plus pour rêver un peu …

 
 
 

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