Mervelier
- Werly Patricia
- 23 oct. 2021
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 févr. 2022

Photographie prise par mon grand-père, François Fleury, lors de la première communion d’une de mes tantes, à Mervelier (canton du Jura), en 1955. Pourquoi intégrer une photo dont je ne suis pas l’auteure me direz-vous ? Tout simplement parce qu’elle représente tout ce que j’aime en photo : l’authenticité, l’instantanéité, l’alchimie de la composition spontanée, le regard lumineux de chaque personnage, le bonheur indéniable de partager un moment de fête et bien sûr la qualité exceptionnelle de ce tirage qui a traversé des décennies sans la moindre perte de données.
Ma maman me dit souvent que je ressemble beaucoup à mon grand-père. Comme lui j’ai hérité de sa passion pour la photographie, du goût pour les mathématiques (il entretenait sa mémoire en s’exerçant à des calculs trigonométriques à plus de 80 ans), de la fascination pour les grosses vagues de Biarritz (il n’y est jamais allé, je l’ai fait pour lui), des cartes du monde qui traînaient toujours au-bas de son fauteuil (moi c’est au pied de mon lit, je peux les analyser des heures avant de m’endormir), de l’architecture (j’étais toujours intriguée en voyant sa planche à dessin et tous les instruments qui s’y rapportent) et le chocolat noir dont je raffole autant que lui.
A sa mort, nous avons retrouvé des cartons entiers remplis de photos en tous genres. La qualité de ses photos est une véritable leçon pour les générations futures. Il avait déjà compris l’intérêt d’un portfolio : un outil indispensable pour progresser et dévoiler son travail. Aujourd’hui encore, les historiens et autres passionnés recherchent ses photos, précieux témoignages du passé.
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